© Anne Laudouar
France
Je m’appelle Manon Lafontaine, j’ai 18 ans. Je suis née à Annecy, façonnée par le lac et les montagnes. J’emporte ce relief dans chacun de mes mouvements.
J’ai commencé à danser à 4 ans à la MJC de ma ville. Puis le Conservatoire d’Annecy m’a construite, d’abord au collège en horaires aménagés, puis en section S2TMD au lycée Gabriel Fauré.
C’est là que j’ai appris à danser avec le corps et le cœur.
Grâce au Conservatoire, j’ai pu faire de nombreuses rencontres artistiques. L’une de mes plus grandes expériences reste la suivante : issue d’une formation jazz, j’ai eu l’opportunité d’être choisie pour interpréter la variation de fin de cycle 1, filmée pour le Ministère de la Culture à l’École de l’Opéra de Paris. Cette vidéo est aujourd’hui visible sur NumériDance et demeure un souvenir marquant de mon parcours.
Je danse comme une onde fluide, enracinée et instinctive, traversée par la musique. Chaque mouvement naît de l’intérieur, exploré sans forme préétablie, guidé par l’instant et par mon intuition.
Mon père m’a initiée à la danse avant même que je sache marcher. Je n’ai jamais réellement eu le choix, et je le remercie encore aujourd’hui de m’avoir ouvert cette porte que je n’aurais peut-être jamais osé franchir seule.
Au sein de la formation In Morphosis, je souhaite trouver un espace pour explorer mon mouvement en profondeur, nourrir ma singularité instinctive et transformer chaque inspiration en matière chorégraphique
France
Je m’appelle Romane Péquignot, j’ai 19 ans. J’ai grandi à Montpellier, une ville lumineuse, entre le chant des cigales et le rythme de la danse.
J’ai commencé la danse classique à l’âge de 3 ans dans plusieurs écoles de la région, notamment Les Espoirs de la Danse et le Centre Artistique Chorégraphia.
Puis, à 9 ans, j’ai ressenti le besoin d’explorer d’autres horizons à travers le modern’jazz et le contemporain à l’Atelier Danses, auprès de Damien Launes. Cette école a été un véritable tremplin dans mon évolution, grâce à des professeurs que je considère aujourd’hui comme de véritables mentors.
En parallèle de mon parcours artistique, j’ai suivi une scolarité générale, avec un baccalauréat en mathématiques, physique-chimie et SVT. Mon lycée proposait également une option danse, qui m’a permis de travailler avec des artistes tels que Mitia Fedotenko, Christophe Brombin (compagnie Bruno Pradet), Dominique Noël, ainsi que de nombreux autres intervenants.
Après le baccalauréat, j’ai entamé une LAS1 en biologie et santé à la faculté des sciences de Montpellier. Ma vie a toujours trouvé son équilibre entre la rigueur scientifique et la liberté du mouvement dansé.
Je décrirais ma danse comme un flux d’énergie fluide, en constante exploration de toutes les parcelles de mon corps et des infinies possibilités qu’il m’offre.
Assez sérieuse dans la vie quotidienne, je ressens pourtant, à chaque montée sur scène, la même excitation que lorsque j’étais enfant : cette sensation unique de danser pour la première fois.
Ce que je viens chercher au sein de la formation In Morphosis, c’est la liberté de danser à plein temps afin d’affiner ma technique et ma sensibilité artistique, mais aussi de rencontrer des professionnels passionnés qui nous guideront pour comprendre l’ensemble des enjeux du métier de danseur aujourd’hui.
Je suis très heureuse de commencer cette nouvelle aventure au sein de cette première promotion.
Argentine
Je m’appelle Sol Bonilla, j’ai 26 ans et je suis originaire de Buenos Aires, en Argentine, où j’ai appris à m’investir pleinement dans ce qui me passionne.
J’ai commencé à explorer les arts du cirque à l’âge de 8 ans. À 20 ans, j’ai entamé une formation en danse auprès de professeurs tels que Sofia Arevalo, Liliana Cepeda et Luciano Cejas.
Je suis actuellement inscrite au programme In Morphosis.
Je me suis engagée dans divers projets de performance et de théâtre, ainsi qu’au sein des compagnies Vortice et Soma.
Je considère que rien n’est jamais totalement figé. Pour moi, le corps est un espace de transformation, de jeu et d’apprentissage constant.
Au sein du programme In Morphosis, je souhaite développer mon art et explorer de nouvelles possibilités, tant sur le plan artistique que personnel.
Lorsque je me sens trop absorbée par la technique et la mécanique du mouvement, je me rappelle que rien n’est si important afin de laisser émerger autre chose. Et avant de danser, j’aime toujours manger une petite douceur.
France
Je m’appelle Mayou Chassagne, j’ai 18 ans. Je viens de Gex, en France, au pied du Jura, cette montagne où j’ai beaucoup pratiqué le biathlon durant mon enfance.
J’ai toujours été passionnée par le sport, de la gymnastique rythmique au tennis, en passant par la natation. À l’âge de 13 ans, j’ai intégré la compagnie junior de mon école de danse Orensèn à Divonne-les-Bains, au sein de laquelle je suis des cours de danse ainsi que de théâtre d’improvisation depuis plus de 11 ans.
Il y a trois ans, j’ai quitté ma région afin de préparer un baccalauréat S2TMD au conservatoire de Montpellier. Je fais aujourd’hui partie de la première promotion de la formation In Morphosis.
Je danse comme on rêve, au rythme des émotions que fait naître le son, en tissant des histoires invisibles où ma musicalité intérieure guide la précision de chacun de mes gestes.
Je suis particulièrement sensible et influencée par les variations et les nuances musicales.
Mon rituel avant d’entrer en scène consiste à fermer les yeux et à m’encourager intérieurement.
Au sein de la formation In Morphosis, je cherche à apprendre et à découvrir de nouvelles manières de bouger, en m’inspirant aussi bien de mes propres recherches corporelles que de celles des danseurs qui m’entourent.
France
Née à Perpignan en 2007, j’ai grandi au cœur d’une petite école du centre-ville : un lieu intime, presque familial, où ma relation à la danse a commencé. J’y ai d’abord appris à sentir le mouvement avant de le penser.
Très vite, le hip-hop et le jazz deviennent mon terrain de jeu, ma première affirmation. Je poursuis dans une grande école dédiée à cette culture, où je découvre l’énergie brute, la liberté du geste et le langage du corps.
Mon chemin se poursuit au Conservatoire de Perpignan, où ma technique classique se construit avec rigueur et précision. Ce travail, presque architectural, devient la colonne vertébrale de ma danse.
En 2021, une rencontre essentielle opère un tournant : la danse contemporaine. Elle ouvre de nouveaux espaces, m’offre d’autres respirations et me permet de réunir toutes mes influences.
En 2022, je rejoins le Conservatoire de Montpellier et j’obtiens mon baccalauréat S2TMD au Lycée Georges Clémenceau. Cette étape affirme mon identité artistique et technique.
En 2025, je rejoins In Morphosis et prend part à la naissance d’une aventure collective nouvelle, vivante et en construction.
Aujourd’hui, je danse comme on écrit une langue : avec l’héritage du classique, l’élan du jazz et du hip-hop, et l’exploration infinie du contemporain.
Il paraît que chacun a ses manies… la mienne, c’est de ne presque jamais mettre mes deux jambes dans mon jogging. Une fois, en répétition, j’ai tenté de “faire comme tout le monde” : erreur fatale
À peine la musique lancée,l’amplitude ma quittée j’ai fini par remonter une jambe du pantalon,en plein milieu de la phrase chorégraphique. Depuis ma jambe droite vit une existence indépendante, au grand désespoir des joggings trop sages
Hongrie
Je m’appelle Dorka Guba, j’ai 23 ans et je viens de Hongrie. J’ai grandi dans un village près de Budapest, Mány, entourée de nature et de couchers de soleil qui nourrissent profondément mon imaginaire.
À travers ma danse, je cherche à exprimer mes sentiments les plus intimes — ces choses qui ne peuvent pas toujours être mises en mots, mais qui nous relient en tant qu’êtres humains.
Je crois que le corps est une vibration riche et complexe, capable de révéler la profondeur de l’âme par la présence et la physicalité.
Mon imagination est très vive, et mon défi est l’ancrage : ramener l’esprit sur terre, faire confiance au corps et aux sens, parfois même les yeux fermés.
Un souffle, un tremblement peuvent tout changer. La danse m’apprend que le simple et le petit suffisent, une chose à la fois.
Mon identité artistique est profondément influencée par mon héritage de danse folklorique hongroise, que j’ai approfondi avec mon professeur Zoltán Farkas « Batyu ».
La peinture et la photographie font aussi partie de mes modes d’expression et nourrissent mon regard.
J’ai obtenu une licence en danse contemporaine au Budapest Circus Arts and Contemporary Dance College (BCDC), où j’ai traversé de nombreuses expériences de création, de performance et de collaborations artistiques. Durant cette période j’ai également travaillé en collaboration pour différents chorégraphes et artistes tels que Sándor Petrovics, Zsuzsa Rózsavölgyi, la compagnie danoise HimHerAndlt Productions, Marcela Giesche, Ivan Angelus, Lászlo Fülöp, Laura Tóth parmi d’autres.
J’ai rejoint In Morphosis pour intégrer et approfondir mes acquis, découvrir la culture française de la danse et poursuivre mon chemin d’artiste, tout en conservant l’unicité de ma propre culture.
France
Je m’appelle Esther Ducognon-Victoria, j’ai 18 ans et j’ai grandi à Lodève, dans l’émerveillement toujours renouvelé devant les terres rouges du Salagou.
Depuis aussi loin que je me souvienne, je danse chez moi, portée par les sensations que le mouvement fait naître.
J’ai ensuite dansé dans plusieurs écoles amateures de la région, notamment à l’Espace Danse Kor’Accords, dirigé par Sophie Galin-Chené.
À 16 ans, j’intègre la classe à horaires aménagés de Natacha Crouzet à EPSE Danse
En parallèle, j’ai participé à différents stages internationaux, notamment au Centre Chorégraphique James Carlès et au festival Deltebre Dansa.
J’improvise aussi régulièrement avec le danseur Nicolas Fayol, qui me transmet sa démarche d’exploration du mouvement.
Lorsque je danse, je cherche à ce que le mouvement vienne à moi, qu’il parte de mes sensations et circule à travers tout mon corps.
Je développe une danse entre tension et relâchement, à la fois épaisse et délicate, qui me relie au moment présent et aux personnes qui m’entourent.
J’intègre cette année la formation In Morphosis afin de développer une gestuelle qui m’est propre, à travers l’improvisation et la composition, nourries par la diversité des intervenants.
J’adore danser dans mon quotidien… et je me sens toujours très inspirée quand je me brosse les dents
Japon
Je m’appelle Haruna Nakamoto et j’ai grandi à travers différentes régions du Japon — le Kantō, le Tōhoku, le Kansai et le Kyūshū.
La nature, les cultures et les paysages de ces territoires ont façonné ma sensibilité et mon regard sur le monde
En 2025, j’ai obtenu un Bachelor en musique (danse) à Kobe College.
Auparavant, en 2021, j’ai été diplômée du cursus de danse contemporaine du département des arts du spectacle au lycée.
Durant mes études, j’ai dansé dans plusieurs productions à travers la région du Kansai, tout en présentant également mes propres créations chorégraphiques.
Ma danse est traversée par une douceur poétique, liée à une force intérieure profondément ancrée.
Je chéris la sensation de revenir à l’essentiel, à ce qui est simple, présent et sincère.
J’aime la pluie. À chaque averse, je me retrouve partagée entre l’envie de danser librement sous l’eau et le désir de rester propre, à l’abri de la boue… un petit drame intérieur que je savoure en secret.
France
Je m’appelle Timéo Martinez, j’ai 18 ans et je suis originaire de Béziers, là où le soleil, la mer et les férias ont bercé mon quotidien. J’y ai appris à danser avant même de savoir parler.
J’ai commencé la danse à 4 ans à la MJC de mon village, avant d’intégrer le Conservatoire de Béziers à 8 ans, puis son Jeune Ballet à 14 ans.
Au lycée, j’ai rejoint la section S2TMD du Lycée Georges Clemenceau et le Conservatoire de Montpellier, où j’ai affiné ma technique et mon regard artistique.
Mon chemin m’a permis de collaborer avec différents chorégraphes tels que Julien Lestel, Thomas Lebrun, Shlomi Tuizier et Edmond Russo, explorant des univers contrastés et des répertoires variés.
Ma danse est nourrie de références artistiques et culturelles qui m’inspirent au quotidien. C’est une manière pour moi de me révéler, d’exposer ce qui se passe dans ma tête.
De nature expressive, cela se reflète dans un mouvement habité et réfléchi. Je me sens comme un lien de communication entre la terre et le ciel.
L’occultisme et l’ésotérisme sont de grandes sources d’inspiration artistique, héritées de mon arrière-grand-mère, qui m’y a plongé dès l’enfance.
La pop culture influence aussi énormément ma danse… et avant de monter sur scène, il est obligatoire pour moi d’écouter des musiques de Hannah Montana (petit retour en enfance).
Intégrer In Morphosis, c’est pour moi apprendre à lâcher prise, me mettre en danger et me surprendre.
C’est un espace pour mieux me connaître, en tant qu’humain et en tant qu’artiste, repousser mes limites et évoluer pleinement.
France
Je m’appelle Maÿlis Hamzaoui et je suis originaire de Montpellier.
J’ai commencé la danse en me formant à EPSE Danse, au sein du Ballet Junior, où j’ai obtenu mes EAT Jazz et Contemporain.
Par la suite, j’ai rejoint le Ballet Junior de Calabash à Lyon, une expérience qui m’a permis d’enrichir ma pratique auprès de chorégraphes tels que Tarek Aït Medour, Carl Portal ou Jonathan Sanchez.
Un voyage à Cuba a constitué pour moi un véritable retour aux sources. J’y ai découvert et ressenti la puissance des danses folkloriques afro-contemporaines, où l’ancrage, la liberté et la spiritualité du mouvement se mêlent intimement.
J’ai également eu un coup de cœur profond pour la bachata dominicaine. Je me suis formée auprès des pionniers de ce style et j’enseigne aujourd’hui le partnerwork et le footwork avec une énergie sincère et engagée. Je développe par ailleurs le Dulce Flow, une approche personnelle du flow de la bachata dominicaine que j’ai créée.
Ma danse est viscérale, traversée d’émotions brutes et d’une rage douce, à la fois provocante et affirmée.
Le corps, ancré et à vif, explore la liberté de chaque mouvement entre fluidité et intensité, laissant la sincérité du geste exprimer l’intime et révéler l’énergie qui m’habite.
Avant de danser, je ferme les yeux et remercie le sol : c’est ma manière d’honorer ce qui me porte.
Un pas de bachata précède toujours le début du mouvement, un rituel personnel devenu essentiel.
À travers la formation In Morphosis, je viens chercher une transformation profonde, à la fois humaine et artistique. Je souhaite repousser mes limites en tant qu’interprète, explorer mes zones d’ombre et de lumière, et poursuivre une véritable quête d’authenticité.
Il s’agit pour moi d’apprendre à danser de manière plus sincère, plus libre, et en accord avec celle que je suis aujourd’hui et celle que je deviens.
France
Je m’appelle Léa Guilhaumon, j’ai 20 ans.
J’ai commencé la danse il y a presque trois ans par le classique à l’Atelier Danse de Clapiers.
J’ai ensuite exploré le jazz au CREPS, mais c’est dans la danse contemporaine que j’ai trouvé mon véritable langage artistique.
J’attends de la formation In Morphosis qu’elle me donne les outils nécessaires pour me projeter en tant qu’interprète auprès de compagnies dont l’univers artistique me touche et me parle.
Je souhaite également développer ma créativité et mener à bien des projets artistiques personnels.
Mon univers artistique s’articule autour de la recherche de pureté, de la beauté des courbes et des lignes, ainsi que de l’élégance et de la fluidité du mouvement.
Il s’agit pour moi d’une quête constante d’une danse sincère, presque idéale, une danse de l’âme.
Lorsque je fais face à un événement stressant, comme un spectacle, je fais toujours un karaoké seule chez moi la veille ou juste avant, afin de me libérer et de me détendre.